-Je dis : Notre Sheikh Thîqat al- Islam an-Nûrî (que Dieu éclaire sa tombe) [raconte] dans le livre Dâr as-salâm, le tenant du regretté Sheikh, le savant seigneurial, le Hajj, le Maître Fatah ‘Alî as-Sultan Abâdî (que Dieu lui fasse miséricorde), qu’al-Akhund al-Mawlâ Mohammed Sâdeq al-‘Irâqî était dans une situation très difficile, dans la gène et la misère.
Il passa un certain temps ainsi, ne voyant pas de soulagement à son malheur ni d’issue à sa gêne. jusqu’à la nuit où il se vit en rêve dans une vallée dans laquelle on voyait une grande tente portant une coupole. Il demanda après son propriétaire. On lui répondit qu’il y avait, à l’intérieur, la Caverne imprenable, le Secours des nécessiteux et des indigents, l’Argument, le Mahdî attendu, que Dieu accélère son soulagement. Il se précipita vers la [tente].
Quand il le rejoignit (que les prières de Dieu soient sur lui (aj)), il se plaignit auprès de lui de sa mauvaise situation et lui demanda une invocation qui dissiperait son souci et éloignerait de lui l’affliction.
Il (aj) l’adressa à un Sayyed de sa descendance et [lui indiqua] sa tente. Il sortit de chez lui (aj) et entra dans cette tente. Il vit alors Sayyed Mohammed Sultan Abâdî assis sur son tapis de prière, occupé à faire des invocations et à lire. Il lui dit, après l’avoir salué, que l’Argument du Roi, du Très-Savant (aj) l’avait adressé à lui.
Alors il lui apprit une invocation qui mettrait fin à sa gêne et lui ferait venir ses ressources. Quand il se réveilla de son sommeil, il avait encore en mémoire l’invocation. Il décida de se rendre chez le Sayyed chez qui il dédaignait de se rendre avant sa vision pour une raison qu’il n’évoqua pas. Quand il arriva et pénétra chez lui, il le vit comme il l’avait vu dans son rêve, sur son tapis de prière, évoquant son Seigneur, demandant pardon pour ses péchés.
Quand il le salua, il lui répondit en souriant comme s’il connaissait la question. Il lui demanda ce qu’il avait demandé durant la vision et lui enseigna cette même invocation.
Il supplia [Dieu] par cette invocation et peu de temps après, [il vit] le monde [s’ouvrir] à lui de tous les côtés. Le regretté, le Hajj, al-Mawla Fatah ‘Alî, que Dieu lui fasse miséricorde, fit un grand éloge du Sayyed qu’il avait rencontré à la fin de sa vie et qui devint son disciple un certain temps.
Quant à ce que le Sayyed lui apprit durant l’éveil et en rêve, ce furent trois choses :
1- Qu’il répète 70 fois après la prière du matin, en mettant la main sur la poitrine :
2- Qu’il s’applique à [réciter] cette invocation rapportée d’Al-Kâfî, que le Prophète Muhammad (s) apprit à l’un de ses compagnons éprouvé par la maladie et la pauvreté. La maladie et la pauvreté ne tardèrent pas à le quitter.
3- Qu’il invoque, après la prière du midi, cette invocation que nous avons évoquée [plus haut] comme première suite à la prière du matin [p38]. Il faut qu’il profite de ce qui a été évoqué, persiste dans cela et n’en néglige pas les effets.

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