Sourate 27 An-Naml Verset 65 | Tafsir et traduction

coran-s27-v65

قُلْ لاٰ يَعْلَمُ مَنْ فِي اَلسَّمٰاوٰاتِ وَ اَلْأَرْضِ اَلْغَيْبَ إِلاَّ اَللّٰهُ وَ مٰا يَشْعُرُونَ أَيّٰانَ يُبْعَثُونَ

Qul Lā Ya`lamu Man Fī As-Samāwāti Wa Al-‘Arđi Al-Ghayba ‘Illā Al-Lahu Wa Mā Yash`urūna ‘Ayyāna Yub`athūna

Traduction

Dis : « Ceux qui sont dans le ciel et [sur] la terre ne connaissent pas l’Inconnaissable. Seul Allah [le connaît mais] [les Impies] ne pressentent pas quand ils seront rappelés.

Dis : « Ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connaissent pas le mystère. Dieu seul le connaît ». Ils ignorent le moment où ils seront ressuscités.

Dis : « Nul de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connaît l’Inconnaissable, à part Allah ». Et ils ne savent pas quand ils seront ressuscités !

Dis : « Aucun de ceux qui sont dans les cieux et [sur] la terre ne connaît la réalité suprasensible sauf DIEU et [eux] ne savent pas quand ils seront ressuscités ».

Dis : « Nul de ceux qui sont dans les cieux et la terre ne sait le secret, à part Dieu ». Ils ne pressentent pas quand ils seront ressuscités !

Récitation du verset

Le tafsir du verset 65 de la sourate An-Naml explique que Dieu détient la connaissance exclusive de l’invisible dans les cieux et la terre. Ce verset rappelle que nulle créature ne sait quand aura lieu la résurrection, affirmant ainsi la souveraineté absolue du Créateur face aux prétentions de Ses serviteurs.

Sayed Ali Mousavi

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Tafsir du verset 65 de la sourate An-Naml

Il existe plusieurs catégories de l’invisible. Dieu enseigne une partie de ces mystères aux prophètes (Sourate Hud, verset 49). En revanche, une autre catégorie, comme le moment précis de la résurrection, relève exclusivement de Sa science souveraine.

Le pronom arabe man désigne des êtres dotés de conscience. Ainsi, au-delà des anges présents dans les cieux, il existe probablement d’autres créatures conscientes qui connaîtront la résurrection lors du jour dernier, tout comme les humains.

L’expression indiquant que leur science se complétera dans l’au-delà ressemble à d’autres formulations coraniques (Sourate An-Naba, versets 4-5). Le terme iddaraka évoque la réunion progressive de données éparses qui finissent par former une certitude absolue.

Ce mot montre que les polythéistes subissent une grande dispersion mentale ici-bas. Leurs connaissances s’assembleront uniquement dans l’autre monde pour devenir une science complète, mais cette prise de conscience tardive ne leur sera plus d’aucune utilité.

Le terme asatir désigne des légendes dénuées de fondement. Les dénégateurs accusaient faussement les messagers divins de propager des fables anciennes. Ils prétendaient que les récits sur la vie après la mort servaient uniquement à divertir les gens.

Message du verset

  • Le refus de croire à la résurrection constitue une forme évidente de mécréance. Le Coran attribue explicitement les propos niant le retour à la vie à ceux qui ont rejeté la vérité et refusé de se soumettre.
  • Le rejet personnel d’une vérité n’annule pas son existence réelle. Notre incapacité à concevoir la résurrection physique des corps après leur décomposition ne constitue pas une preuve scientifique ou rationnelle de son impossibilité finale.
  • Poser des questions répétitives avec ironie traduit une volonté farouche de nier les faits. L’accumulation des interrogations rhétoriques par les dénégateurs vise à rejeter l’idée d’un retour à la vie après la mort.
  • L’une des stratégies majeures des adversaires de la foi consiste à introduire le doute au sein des dogmes. Ils s’efforcent d’ébranler les certitudes des croyants concernant les realities invisibles et le jugement dernier.
  • L’ancienneté d’une affirmation ne diminue en rien sa véracité intrinsèque. Les vérités divines traversent les âges sans perdre leur force. Le fait qu’une promesse soit ancienne ne prouve aucunement qu’elle est caduque.
  • L’ensemble des messagers divins envoyés à l’humanité ont unanimement annoncé la réalité de la résurrection. Cette promesse eschatologique constitue un pilier commun à toutes les révélations prophétiques à travers l’histoire humaine.
  • Les transgresseurs cherchent constamment à associer autrui à leurs propres égarements. En évoquant leurs ancêtres, les dénégateurs tentent de diluer leur responsabilité individuelle et de légitimer leur refus obstiné de la vérité divine.
  • Traiter les enseignements prophétiques de légendes anciennes constitue une arme classique des mécréants. Cette accusation mensongère vise à discréditer les avertissements divins en les faisant passer pour de simples récits imaginaires.

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Le Chiisme - Seyed Ali Mousavi

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Seyed Ali Mousavi ✦

Fort de plus de 16 ans d’études en sciences religieuses et de plus de 10 ans d’échanges avec la communauté francophone, je partage sur Lechiisme.com des connaissances, des réflexions et des repères pour mieux comprendre l’islam et le chiisme.
À travers une approche claire, accessible et bienveillante, j’invite chacun à approfondir sa réflexion et à avancer avec discernement sur son chemin spirituel.

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