Traduction
Ceux qui auront cru et dont les cœurs se tranquillisent par l’Édification d’Allah — par l’Édification d’Allah les cœurs ne se tranquillisent-ils point ? —
ceux qui croient ; ceux dont les cœurs s’apaisent au souvenir de Dieu ;— les cœurs ne s’apaisent-ils pas au souvenir de Dieu ? —
ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation d’Allah ». Certes, c’est par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs.
ceux qui ont cru et dont les cœurs se rassurent (s’allument) en se rappelant DIEU ». Remarquez, les cœurs se rassurent (s’illuminent) en se rappelant DIEU.
ceux qui ont cru, et dont les cœurs se rassurent par le rappel de Dieu. C’est par le rappel de Dieu que se rassurent les cœurs.
Récitation du verset
Le tafsir du verset 28 de la sourate Ar-Ra’d nous apprend que l’évocation constante de Dieu est la seule source d’apaisement pour les cœurs des croyants. Ce verset montre que la foi sincère et le souvenir du Créateur apportent une paix intérieure durable face aux épreuves de l’existence terrestre.
Tafsir du verset 28 de la sourate Ar-Ra’d
L’évocation divine ne se limite pas aux formules verbales, bien qu’elles en soient une manifestation évidente. Le véritable souvenir réside dans l’attention constante portée à Dieu dans chaque situation de la vie quotidienne, particulièrement face aux péchés.
Se souvenir de Dieu apporte d’immenses bénédictions. Penser à Ses bienfaits incite à la gratitude, tandis que se rappeler Sa puissance absolue fortifie la confiance en Lui. De même, se remémorer Sa bienveillance infinie nourrit l’amour envers le Créateur.
Évoquer Sa colère engendre une crainte salutaire, alors que se rappeler Sa grandeur inspire une profonde révérence. Connaître Son omniscience absolue favorise la pudeur et la chasteté en public comme dans l’intimité de notre quotidien.
Se souvenir de Son pardon et de Sa générosité insuffle l’espoir et encourage le repentir sincère. Enfin, méditer sur Sa justice parfaite pousse l’être humain vers une piété rigoureuse et une vigilance morale de chaque instant.
L’être humain aspire naturellement à l’infini et recherche la perfection absolue. Comme tout ce qui est en dehors de Dieu s’avère limité et éphémère, ces futilités ne peuvent apaiser son cœur assoiffé de transcendance spirituelle.
Contrairement aux croyants apaisés par l’évocation divine, certains se contentent des biens dérisoires de ce monde bas, trouvant une fausse tranquillité dans les jouissances matérielles et passagères, ainsi que le souligne le texte coranique.
La prière rituelle constitue l’essence même du souvenir divin et la source majeure de l’apaisement intérieur, conformément au verset demandant d’accomplir la prière pour Son évocation (Sourate Ta-Ha, verset 14), confirmant cette paix promise.
Ce verset peut signifier que les cœurs s’apaisent lorsque les croyants réalisent que Dieu se souvient d’eux. Savoir que nous sommes constamment sous Son regard bienveillant apporte une tranquillité d’esprit inégalable et une sérénité profonde.
Ainsi, le prophète Noé s’apaisa en recevant l’ordre de construire l’arche sous la surveillance divine (Sourate Houd, verset 37). De même, l’imam Hussein (a) exprima cette paix lors du martyre de son nourrisson sous le regard du Créateur.
Une apparente contradiction surgit entre l’apaisement du cœur mentionné ici et le frémissement décrit ailleurs lors de l’évocation de Dieu (Sourate Al-Anfal, verset 2). Cependant, cette crainte révérencielle et cette paix intérieure peuvent coexister harmonieusement chez l’individu.
Par exemple, un chirurgien hautement qualifié peut ressentir une assurance totale face à ses compétences techniques, tout en éprouvant une réelle appréhension concernant l’issue finale d’une opération délicate menée sur un patient d’une importance majeure.
De même, les enfants éprouvent un sentiment de sécurité et d’apaisement profond en présence de leurs parents bienveillants, tout en conservant une crainte respectueuse envers leur autorité naturelle et leurs exigences d’éducation.
Parfois, le croyant accepte l’épreuve avec sérénité, sachant qu’elle vise son élévation spirituelle. Néanmoins, l’incertitude quant à sa capacité à surmonter l’examen divin et à accomplir parfaitement son devoir religieux suscite une saine inquiétude.
À la lecture des versets sur le châtiment, les croyants frémissent de crainte devant la rigueur divine. En revanche, les récits évoquant la miséricorde céleste et le paradis répandent instantanément une douceur apaisante dans leurs cœurs.
L’imam Sajjad (a) exprime cette dualité en expliquant que le souvenir de ses péchés l’épouvante, tandis que la contemplation de la générosité divine ranime son espoir. Le croyant navigue constamment entre la crainte lucide et l’espérance.
L’auteur du Tafsir Al-Mizan cite le Coran pour illustrer cette transition où la peau des fidèles frissonne d’abord de crainte avant que leurs cœurs ne s’adoucissent au souvenir bienfaisant de Dieu (Sourate Az-Zumar, verset 23).
Quiconque néglige le souvenir du Créateur est condamné à vivre dans l’anxiété permanente. Cette existence privée de sérénité devient rapidement une vie misérable et oppressante, comme le confirme explicitement la révélation coranique (Sourate Ta-Ha, verset 124).
L’acquisition de la paix intérieure repose d’abord sur la connaissance spirituelle. Celui qui sait que le moindre de ses actes vertueux sera comptabilisé et récompensé (Sourate Az-Zalzalah, verset 7) agit avec une motivation et un zèle renouvelés.
Comprendre que notre création émane de la miséricorde divine (Sourate Houd, verset 119) nourrit l’espoir. De même, savoir que le Seigneur veille activement face aux oppresseurs (Sourate Al-Fajr, verset 14) procure une profonde tranquillité d’esprit aux opprimés.
Reconnaître que Dieu est Sage et Omniscient, et qu’Il n’a créé aucun être en vain, inspire un optimisme sincère. Cette certitude quant à la justice divine permet d’envisager l’avenir avec confiance et de surmonter le désespoir.
Le croyant s’apaise en sachant que l’au-delà est meilleur et durable (Sourate Al-A’la, verset 17), et que son guide spirituel est un être infaillible préservé de l’erreur par décret divin (Sourate Al-Baqarah, verset 124).
Savoir que les bonnes actions sont récompensées au décuple, voire au-delà (Sourate Al-Baqarah, verset 261), tandis que le péché n’est compté que pour une seule faute, remplit le cœur de joie et encourage à la vertu.
Se savoir amé du Créateur en tant que bienfaisant (Sourate Al-Baqarah, verset 195) motive l’action. De plus, savoir que Dieu met en valeur nos belles œuvres tout en dissimulant nos faiblesses procure une joie immense à l’âme.
L’anxiété et la dépression comptent parmi les maux les plus répandus de notre époque. Leurs symptômes incluent l’isolement, le sentiment d’inutilité et la mésestime de soi, souvent causés par l’incapacité d’accepter que tout n’aille pas selon nos désirs.
Attendre l’amour unanime d’autrui est illusoire, car même le Créateur et les anges ont des détracteurs. De plus, penser que l’humanité entière est foncièrement mauvaise est une erreur fondamentale démentie par les enseignements sacrés de la religion.
Attribuer toutes ses souffrances à des facteurs externes occulte le fait que nos propres actions et comportements génèrent souvent ces difficultés. L’introspection s’avère donc nécessaire pour identifier les véritables origines de nos angoisses quotidiennes.
L’imam Ali (a) conseille de surmonter la peur paralysante du changement en affrontant directement la situation redoutée (Bihar al-Anwar, vol. 71, p. 362). L’appréhension mentale d’un événement s’avère souvent bien plus douloureuse que sa réalité objective.
L’inquiétude face à l’avenir ou la crainte de l’échec systématique après un revers passager s’estompent par la confiance en Dieu et la persévérance. S’appuyer sur des pouvoirs humains éphémères reste la source principale d’une instabilité émotionnelle permanente.
Les jugements hâtifs, le manque de gratitude d’autrui, le péché, la peur de la mort et les attentes irréalistes alimentent l’angoisse. Seul le souvenir de la puissance, de la grâce et du pardon divins transforme ces troubles en sérénité.
L’exégète rédige ces lignes lors de l’anniversaire du décès de l’imam Khomeini, rappelant les derniers mots célèbres de son testament où il affirmait quitter ce monde le cœur serein, l’âme paisible et l’esprit confiant en la grâce divine.
Message du verset
- Le signe manifeste du retour sincère vers le Créateur réside dans l’acquisition d’une foi profonde et de la tranquillité absolue du cœur, se traduisant par une confiance totale et inébranlable en Dieu.
- Une foi véritable qui ne s’accompagne pas d’un réel apaisement du cœur demeure profondément incomplète et s’avère totalement inefficace face aux doutes et aux diverses épreuves inhérentes à la vie terrestre.
- L’évocation purement verbale du Seigneur reste insuffisante pour le croyant. Elle doit obligatoirement s’accompagner d’une certitude intérieure intime et d’une paix spirituelle profonde, ancrée solidement au plus intime de sa propre conscience.
- Seul l’authentique souvenir de Dieu garantit la paix spirituelle. De nos jours, malgré l’accumulation de richesses matérielles, de pouvoirs politiques ou de distractions technologiques, la société humaine souffre cruellement d’une absence d’apaisement intérieur.
Vidéo du verset
Bientôt disponible
La vidéo de ce verset arrive prochainement
Liste des Sourates et des Versets
- ✦ s13 v1
- ✦ s13 v2
- ✦ s13 v3
- ✦ s13 v4
- ✦ s13 v5
- ✦ s13 v6
- ✦ s13 v7
- ✦ s13 v8
- ✦ s13 v9
- ✦ s13 v10
- ✦ s13 v11
- ✦ s13 v12
- ✦ s13 v13
- ✦ s13 v14
- ✦ s13 v15
- ✦ s13 v16
- ✦ s13 v17
- ✦ s13 v18
- ✦ s13 v19
- ✦ s13 v20
- ✦ s13 v21
- ✦ s13 v22
- ✦ s13 v23
- ✦ s13 v24
- ✦ s13 v25
- ✦ s13 v26
- ✦ s13 v27
- ✦ s13 v28
- ✦ s13 v29
- ✦ s13 v30
- ✦ s13 v31
- ✦ s13 v32
- ✦ s13 v33
- ✦ s13 v34
- ✦ s13 v35
- ✦ s13 v36
- ✦ s13 v37
- ✦ s13 v38
- ✦ s13 v39
- ✦ s13 v40
- ✦ s13 v41
- ✦ s13 v42
- ✦ s13 v43
- ✦1. Al-Fatiha
- ✦2. Al-Baqara
- ✦3. Âl ʻImrân
- ✦4. An-Nisâ’
- ✦5. Al-Mâ’ida
- ✦6. Al-Anʻâm
- ✦7. Al-Aʻrâf
- ✦8. Al-Anfâl
- ✦9. At-Tawba
- ✦10. Yûnus
- ✦11. Hûd
- ✦12. Yûsuf
- ✦13. Ar-Ra‘d
- ✦14. Ibrâhîm
- ✦15. Al-Hijr
- ✦16. An-Nahl
- ✦17. Al-Isrâ’
- ✦18. Al-Kahf
- ✦19. Maryam
- ✦20. Tâhâ
- ✦21. Al-Anbîyâ’
- ✦22. Al-Hajj
- ✦23. Al-Mu’minûn
- ✦24. An-Nûr
- ✦25. Al-Furqân
- ✦26. Ash-Shuʻarâ’
- ✦27. An-Naml
- ✦28. Al-Qasas
- ✦29. Al-‘Ankabût
- ✦30. Ar-Rûm
- ✦31. Luqmân
- ✦32. As-Sajda
- ✦33. Al-Ahzâb
- ✦34. Saba’
- ✦35. Fâtir
- ✦36. Yâsîn
- ✦37. As-Sâffât
- ✦38. Sâd
- ✦39. Az-Zumar
- ✦40. Ghâfir
- ✦41. Fussilat
- ✦42. Ash-Shûrâ
- ✦43. Az-Zukhruf
- ✦44. Ad-Dukhân
- ✦45. Al-Jâthîya
- ✦46. Al-Ahqâf
- ✦47. Muhammad
- ✦48. Al-Fath
- ✦49. Al-Hujurât
- ✦50. Qâf
- ✦51. Adh-Dhârîyât
- ✦52. At-Tûr
- ✦53. An-Najm
- ✦54. Al-Qamar
- ✦55. Ar-Rahmân
- ✦56. Al-Wâqi‘a
- ✦57. Al-Hadîd
- ✦58. Al-Mujâdala
- ✦59. Al-Hashr
- ✦60. Al-Mumtahana
- ✦61. As-Saff
- ✦62. Al-Jumu‘a
- ✦63. Al-Munâfiqûn
- ✦64. At-Taghâbun
- ✦65. At-Talâq
- ✦66. At-Tahrîm
- ✦67. Al-Mulk
- ✦68. Al-Qalam
- ✦69. Al-Hâqqa
- ✦70. Al-Ma‘ârij
- ✦71. Nûh
- ✦72. Al-Jinn
- ✦73. Al-Muzzammil
- ✦74. Al-Muddaththir
- ✦75. Al-Qîyâma
- ✦76. Al-Insân
- ✦77. Al-Mursalât
- ✦78. An-Naba’
- ✦79. An-Nâziʻât
- ✦80. ‘Abasa
- ✦81. At-Takwîr
- ✦82. Al-Infitâr
- ✦83. Al-Mutaffifîn
- ✦84. Al-Inshiqâq
- ✦85. Al-Burûj
- ✦86. At-Târiq
- ✦87. Al-A‘lâ
- ✦88. Al-Ghâshîya
- ✦89. Al-Fajr
- ✦90. Al-Balad
- ✦91. Ash-Shams
- ✦92. Al-Layl
- ✦93. Ad-Duhâ
- ✦94. Ash-Sharh
- ✦95. At-Tîn
- ✦96. Al-‘Alaq
- ✦97. Al-Qadr
- ✦98. Al-Bayyina
- ✦99. Az-Zalzala
- ✦100. Al-‘Âdîyâts
- ✦101. Al-Qâri‘a
- ✦102. At-Takâthur
- ✦103. Al-‘Asr
- ✦104. Al-Humaza
- ✦105. Al-Fîl
- ✦106. Quraysh
- ✦107. Al-Mâ‘ûn
- ✦108. Al-Kawthar
- ✦109. Al-Kâfirûn
- ✦110. An-Nasr
- ✦111. Al-Masad
- ✦112. Al-Ikhlâs
- ✦113. Al-Falaq
- ✦114. An-Nâs

✍️ Rédigé par :
Seyed Ali Mousavi ✦
Fort de plus de 16 ans d’études en sciences religieuses et de plus de 10 ans d’échanges avec la communauté francophone, je partage sur Lechiisme.com des connaissances, des réflexions et des repères pour mieux comprendre l’islam et le chiisme.
À travers une approche claire, accessible et bienveillante, j’invite chacun à approfondir sa réflexion et à avancer avec discernement sur son chemin spirituel.