Sourate 13 Ar-Ra‘d Verset 11 | Tafsir et traduction

coran-s13-v11

لَهُ مُعَقِّبٰاتٌ مِنْ بَيْنِ يَدَيْهِ وَ مِنْ خَلْفِهِ يَحْفَظُونَهُ مِنْ أَمْرِ اَللّٰهِ إِنَّ اَللّٰهَ لاٰ يُغَيِّرُ مٰا بِقَوْمٍ حَتّٰى يُغَيِّرُوا مٰا بِأَنْفُسِهِمْ وَ إِذٰا أَرٰادَ اَللّٰهُ بِقَوْمٍ سُوْءاً فَلاٰ مَرَدَّ لَهُ وَ مٰا لَهُمْ مِنْ دُونِهِ مِنْ وٰالٍ

Lahu Mu`aqqibātun Min Bayni Yadayhi Wa Min Khalfihi Yaĥfažūnahu Min ‘Amri Allāhi ‘Inna Allāha Lā Yughayyiru Mā Biqawmin Ĥattá Yughayyirū Mā Bi’anfusihim Wa ‘Idhā ‘Arāda Allāhu Biqawmin Sū’āan Falā Maradda Lahu Wa Mā Lahum Min Dūnihi Min Wālin

Traduction

[L’Homme] a [des Anges] attachés à ses pas, par devant lui et par derrière lui, qui l’observent, sur l’ordre d’Allah. Allah ne modifie pas ce qui est en un peuple avant que celui-ci ait modifié ce qui est en lui-même ; quand Allah veut du mal à un peuple, il est impossible de repousser [ce mal], et [ce peuple] n’a pas en dehors de Lui de patron.

Des Anges sont attachés aux pas de l’homme ; devant lui et derrière lui : ils le protègent, sur l’ordre de Dieu. Dieu ne modifie rien en un peuple, avant que celui-ci ne change ce qui est en lui. Quand Dieu veut un mal pour un peuple, nul ne peut le repousser : il n’y a pas pour lui de défenseur en dehors de Dieu.

Il [l’homme] a par devant lui et derrière lui des Anges qui se relaient et qui veillent sur lui par ordre d’Allah. En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les [individus qui le composent] ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes. Et lorsqu’Allah veut [infliger] un mal à un peuple, nul ne peut le repousser : ils n’ont en dehors de lui aucun protecteur.

[L’homme] a devant et derrière lui des [anges] accompagnateurs qui veillent sur lui, sur ordre de DIEU. DIEU ne modifie pas [l’état] des hommes avant qu’ils ne changent ce qui est en eux. Et lorsque DIEU veut [infliger] un châtiment [correctif] aux hommes [à cause de leurs péchés et de leurs injustices], nul ne peut le repousser, et ils n’auront d’autre protecteur [ni guide absolu] que Lui.

[L’homme] a par devant lui et derrière lui une suite [d’anges] qui le garde sur l’ordre de Dieu. Dieu ne change l’état des gens que jusqu’à ce qu’ils changent ce qui est en eux-mêmes. Lorsque Dieu veut du mal à des gens, nul ne peut le repousser. Ils n’ont hors de lui aucun allié.

Récitation du verset

Le tafsir du verset 11 de la sourate Ar-Ra’d nous apprend que Dieu protège constamment l’être humain par l’intermédiaire d’anges gardiens. Ce verset explique que le destin d’une communauté dépend de sa propre réforme morale et de sa transformation spirituelle profonde.

Sayed Ali Mousavi

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Tafsir du verset 11 de la sourate Ar-Ra’d

Le terme « mo’aqqibat » est le pluriel de « mo’aqqibah ». La lettre « ta » finale n’indique pas le féminin, mais sert à l’emphase, à l’instar de « ‘allamah ». C’est pourquoi le verbe conjugué associé emploie une forme masculine.

Ce terme ne signifie pas que ces entités traquent ou poursuivent l’être humain, ce qui contredirait l’expression « devant lui ». Il désigne plutôt la succession régulière et l’alternance continue des anges de la nuit et du jour.

L’expression « ordre de Dieu » n’évoque pas ici le châtiment divin, car les anges ne sauraient protéger l’homme du courroux céleste. Elle désigne plutôt les accidents naturels, car la nature obéit à la volonté du Créateur.

Plusieurs sources scripturaires mentionnent des anges chargés de préserver la vie humaine et d’enregistrer les actes. Ils protègent l’homme des dangers non fatals, mais dès que le décret de mort immuable survient, ils se retirent pleinement.

L’ordre divin se divise en décrets absolus et relatifs. Les gardiens protègent uniquement des événements modifiables. Cette assistance spirituelle ne prive pas l’homme de son libre arbitre, lui laissant la responsabilité de son destin.

La protection des anges concerne l’intégrité physique de l’être, la préservation de ses actions et la sauvegarde de sa foi contre les suggestions démoniaques. Le terme préserver englobe ainsi l’aspect spirituel et corporel.

L’Imam Sajjad (a) déclara que les péchés altérant les bienfaits divins sont l’injustice envers autrui, l’ingratitude envers Dieu et l’abandon des bonnes œuvres habituelles (Tafsir Noor al-Thaqalayn). L’homme est ainsi responsable de ses pertes.

Ce verset s’applique aux sociétés humaines globales et non aux destins individuels. Une communauté intègre reçoit les bénédictions divines, tandis qu’un groupe dévoyé subit le châtiment céleste, malgré les épreuves ou répits accordés individuellement.

Message du verset

  • Dieu n’abandonne jamais l’être humain à lui-même dans ce monde. Il déploie des gardiens spirituels attentifs pour veiller constamment sur son existence terrestre, lui assurant une vigilance et un soutien permanent face aux difficultés.
  • Une assemblée spécifique d’anges célestes a reçu pour mission de protéger les êtres humains tout au long de leur vie matérielle, veillant activement sur leur intégrité physique et spirituelle contre les périls invisibles.
  • Dieu préserve l’homme des catastrophes imprévues et indépendantes de sa volonté. Cependant, cette protection céleste ne couvre pas les préjudices consécutifs à des choix délibérés, des imprudences ou des actes commis sciemment par l’individu.
  • De multiples dangers physiques et spirituels entourent constamment l’existence humaine de toutes parts. Ces périls menacent l’homme aussi bien devant lui que derrière lui, rendant l’intervention protectrice des anges absolument nécessaire à sa survie.
  • Le Seigneur ne retire jamais un bienfait accordé à une communauté de prime abord. La perte des faveurs divines survient uniquement lorsque les bénéficiaires adoptent une attitude d’ingratitude et de désobéissance obstinée.
  • Il convient de rejeter les croyances liées à la chance, au hasard ou à l’astrologie. Le devenir de l’homme dépend exclusivement de ses actions, chaque communauté forgeant son propre destin par ses choix conscients.
  • La protection divine demeure effective tant que l’être humain ne manifeste pas d’ingratitude. S’il rejette obstinément les bienfaits, il perd cette sollicitude spirituelle, se retrouvant exposé sans défense aux conséquences de ses égarements.
  • L’accès aux bénédictions extérieures dépend de la purification morale et de l’état spirituel intérieur (Coran, Al-A’raf, 7:96). L’amélioration matérielle d’une société découle nécessairement de sa réforme éthique et de sa piété collective.
  • La volonté divine surpasse de manière absolue toutes les autres volontés de la création. Lorsqu’un décret de correction ou de rigueur est prononcé contre un peuple, aucun pouvoir terrestre ne peut l’entraver.

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Seyed Ali Mousavi ✦

Fort de plus de 16 ans d’études en sciences religieuses et de plus de 10 ans d’échanges avec la communauté francophone, je partage sur Lechiisme.com des connaissances, des réflexions et des repères pour mieux comprendre l’islam et le chiisme.
À travers une approche claire, accessible et bienveillante, j’invite chacun à approfondir sa réflexion et à avancer avec discernement sur son chemin spirituel.

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