Sourate 31 Luqmân Verset 17 | Tafsir du Coran et traduction

coran-s31-v17

يٰا بُنَيَّ أَقِمِ اَلصَّلاٰةَ وَ أْمُرْ بِالْمَعْرُوفِ وَ اِنْهَ عَنِ اَلْمُنْكَرِ وَ اِصْبِرْ عَلىٰ مٰا أَصٰابَكَ إِنَّ ذٰلِكَ مِنْ عَزْمِ اَلْأُمُورِ

Yā Bunayya ‘Aqimi Aş-Şalāata Wa ‘Mur Bil-Ma`rūfi Wa Anha `Ani Al-Munkari Wa Aşbir `Alá Mā ‘Aşābaka ‘Inna Dhālika Min `Azmi Al-‘Umūri

Traduction

O mon cher fils ! accomplis la Prière ! Ordonne le Convenable et interdis le Blâmable ! Sois constant devant ce qui t’atteint ! [Tout] cela fait partie des bonnes dispositions.

Ô mon fils ! Acquitte-toi de la Prière ; ordonne ce qui est convenable ; interdis ce qui est blâmable ; supporte patiemment ce qui t’arrive : tout cela fait partie des bonnes résolutions.

Ô mon enfant, accomplis la Ṣalāt, commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise !

Mon fils accomplis la Prière, ordonne ce qu’il faut réaliser [selon la loi divine] et proscris ce qui est blâmable, et sois patient devant ce qui t’atteint. C’est excellent dans les affaires [, une marque de haute qualité de la croyance].

Ô mon fils ! Élève la prière, ordonne le convenable, interdis le répugnant et endure ce qui t’atteint. Voilà la résolution [à prendre en toutes] affaires !

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Le tafsir du verset 17 de la sourate Luqman explique les recommandations fondamentales d’un père sage à son fils. Ce verset évoque l’importance d’établir la prière, d’ordonner le bien, de s’opposer au mal et de faire preuve d’une patience inébranlable face aux difficultés inhérentes à cette noble réforme sociale.

Tafsir du verset 17 de la sourate Luqman

Le terme résolution désigne ici la volonté ferme de Dieu ou l’obligation pour l’homme d’agir avec détermination. Bien que l’aumône accompagne souvent la prière dans le Coran, l’exhortation s’adresse ici à un enfant sans ressources financières.

L’imam Ali (a) recommande d’endurer avec patience les difficultés rencontrées durant la prescription du bien et l’interdiction du mal (Tafsir Majma’ al-Bayan). Cette endurance face aux épreuves constitue une obligation majeure pour tout croyant sincère.

La patience s’exerce face aux calamités (Sourate al-Baqarah, versets 155-156), mais aussi dans l’accomplissement des devoirs religieux. Elle se manifeste également devant l’interdiction du blâmable, exigeant une grande fermeté morale de la part du fidèle.

Enfin, la patience préserve du péché, à l’exemple du prophète Joseph préférant la prison à la désobéissance (Sourate Yusuf, verset 90). Dieu ne perd jamais la récompense des bienfaisants qui endurent les épreuves avec piété.

Message du verset

  • L’un des devoirs fondamentaux des parents envers leurs enfants consiste à leur ordonner d’accomplir régulièrement la prière. Cet enseignement religieux et familial s’exprime à travers l’appel tendre adressé par Luqman à son propre fils.
  • La purification intérieure commence par le rejet absolu du polythéisme. Ensuite, la reconstruction spirituelle de l’individu s’opère par l’établissement de la prière quotidienne, permettant de lier solidement l’âme humaine à son Créateur unique.
  • L’obligation de prier et de recommander le bien n’est pas exclusive à l’Islam. Ces prescriptions divines existaient déjà dans les anciennes révélations, comme en témoignent les recommandations sages de Luqman transmises bien avant notre ère.
  • Éduquons nos enfants dans la piété par l’appel à la prière. Formons-les également à devenir des citoyens responsables et engagés socialement en leur enseignant le devoir de promouvoir le bien et de combattre le mal.
  • Il convient d’élever la conscience morale de nos enfants afin qu’ils sachent distinguer précisément le convenable du blâmable. Cette connaissance préalable s’avère indispensable pour qu’ils puissent guider les autres de manière juste.
  • Après la foi nécessaire en Dieu et au jour du Jugement dernier, l’acte rituel le plus important demeure la prière. Elle constitue le pilier fondamental de la pratique religieuse quotidienne pour chaque croyant.
  • Quiconque souhaite réformer la société et affronter les passions humaines doit d’abord se purifier par la prière. Cet acte d’adoration nourrit la foi personnelle et renforce l’endurance nécessaire face aux résistances sociales.
  • Nous devons élever nos enfants afin qu’ils deviennent des acteurs actifs du bien commun. Enseignons-leur à encourager la vertu et à rejeter le vice, développant ainsi leur sens des responsabilités collectives envers la communauté.
  • Ordonner le bien précède toujours l’interdiction du mal dans la méthode coranique. En effet, la prolifération des bonnes actions au sein de la communauté étouffe naturellement le développement des vices et des comportements déviants.
  • Suivre la vérité à titre individuel reste insuffisant pour le salut. Le croyant doit aussi inviter activement autrui à suivre cette voie droite, conformément aux enseignements de la sourate al-Asr sur la recommandation mutuelle.
  • La transmission du message religieux exige une patience constante et une grande largeur d’esprit. Face aux railleries et à l’hostilité des transgresseurs, le réformateur ne doit jamais reculer mais persévérer avec fermeté.
  • Un père sage accepte que son fils endure des épreuves pour préserver la vérité. Il refuse catégoriquement le silence lâche devant la corruption morale, car se taire face au péché détruirait les fondements de la religion.
  • Promouvoir le bien et interdire le mal constituent des devoirs capitaux en Islam. L’endurance face aux épreuves rencontrées dans cette noble mission possède une valeur inestimable auprès du Seigneur des mondes.
  • À l’occasion de cette exhortation, voici une étude synthétique de ces deux obligations divines. Commençons par la prière, qui représente la relation la plus simple, la plus profonde et la plus belle entre la créature et Dieu.
  • La prière est l’unique adoration précédée par l’appel public du muezzin du haut des minarets. Ce puissant appel brise le silence pour proclamer les fondements de la foi et réveiller les cœurs distraits.
  • Le prophète Abraham quitta sa famille dans un désert aride à la seule fin d’y établir la prière. Cet acte d’obéissance absolue démontre la place suprême de ce rite, bien au-dessus des autres rites.
  • Lors de la bataille de Karbala, l’imam Hussein (a) exposa courageusement sa poitrine aux flèches ennemies pour accomplir sa prière. Ce sacrifice ultime témoigne de l’importance absolue accordée à ce pilier de l’Islam.
  • Le Coran ordonna aux prophètes Abraham et Ismaël de purifier la Kaaba pour accueillir les fidèles. Les plus grands messagers de Dieu furent ainsi les serviteurs dévoués des lieux dédiés à la prière.
  • La prière constitue la clé de voûte validant toutes les autres œuvres pies du croyant. L’imam Ali (a) conseillait à ses gouverneurs d’y consacrer leur meilleur temps, car d’elle dépend l’acceptation de leurs actions (Nahj al-Balaghah, lettre 27).
  • La prière incarne le rappel constant de Dieu, unique source de paix pour les cœurs anxieux. Elle traverse l’ensemble des sourates coraniques, de la plus longue comme al-Baqarah jusqu’à la plus courte comme al-Kawthar.
  • Cet acte accompagne l’être humain de la naissance jusqu’à sa tombe. On récite l’appel à la prière à l’oreille du nouveau-né, et on accomplit la prière funéraire collective lors du départ du défunt.
  • La législation islamique prévoit des prières spécifiques pour chaque grand événement terrestre ou céleste. Des rituels obligatoires ou recommandés accompagnent ainsi les éclipses, les séismes destructeurs ou encore la demande urgente de pluie.
  • L’accomplissement régulier et sincère de la prière préserve le croyant des turpitudes et des actes blâmables (Sourate al-Ankabut, verset 45). Elle agit comme un bouclier spirituel contre les tentations quotidiennes du péché.
  • La prière englobe de multiples vertus telles que l’hygiène corporelle à travers les ablutions rituelles. Elle enseigne également le courage par la proclamation de l’appel et favorise la cohésion sociale lors des assemblées.
  • L’obligation de choisir un guide spirituel juste pour diriger la prière collective renforce l’importance de la justice. Elle met aussi en valeur le mérite des fidèles vertueux qui se placent au premier rang.
  • L’orientation unique vers la Kaaba préserve l’indépendance de la communauté musulmane face aux autres confessions. De plus, l’interdiction de prier dans des vêtements spoliés enseigne le respect rigoureux des droits d’autrui.
  • La dimension politique s’exprime par le lien indissociable entre l’acceptation de la prière et la fidélité aux imams immaculés. L’ordre des rangs et la prosternation sur la terre de Karbala honorent les martyrs.
  • La prière englobe l’évocation du Jour dernier et le choix de la voie droite. Elle contient les salutations envers les prophètes, l’attachement aux compagnons vertueux et le rejet catégorique des égarés et des injustes.
  • La pureté requise interdit la consommation de boissons alcoolisées sous peine de rejeter la prière durant quarante jours. De plus, l’islam recommande de porter ses plus beaux vêtements et parfums pour se présenter devant Dieu.
  • La paix conjugale affecte directement l’acceptation des prières des époux. Comme l’affirmait l’imam Khomeini, la prière fonctionne véritablement comme une usine de transformation morale destinée à parfaire le caractère noble de l’être humain.
  • Ordonner le convenable et interdire le blâmable ne dépend pas de l’âge de l’individu. Luqman s’adresse directement à son jeune fils pour lui enjoindre d’assumer cette haute responsabilité sociale et spirituelle.
  • Cette double obligation manifeste l’amour de la religion, l’intérêt pour la santé publique et la liberté d’expression. Elle reflète une conscience éveillée, une vigilance collective et une participation active à la vie citoyenne.
  • Ces actions encouragent les bienfaisants, éduquent les ignorants et préviennent les déviances sociales. Le Coran qualifie la communauté musulmane de meilleure des nations en raison de son engagement à accomplir ce noble devoir (Sourate Al ‘Imran, verset 110).
  • L’imam Ali (a) enseigne que la promotion du bien et l’interdiction du mal servent l’intérêt général (Nahj al-Balaghah, sagesse 252). Refuser d’agir équivaut à abandonner lâchement un blessé mourant sur le bord du chemin (Kanz al-Ummal, vol. 3, p. 170).
  • Les prophètes David et Jésus maudirent ouvertement ceux qui s’abstenaient d’interdire le mal (Sourate al-Ma’idah, verset 78). De même, le soulèvement de l’imam Hussein (a) visait uniquement à réformer la communauté de son grand-père (Bihar al-Anwar, vol. 44, p. 328).
  • Les récits prophétiques enseignent que l’ensemble des obligations religieuses dépend de la pratique de cette exhortation mutuelle (Al-Kafi, vol. 5, p. 55). Ainsi, si les croyants tolèrent le déshonneur, les pires dirigeants finiront par dominer la société entière.
  • Le Coran ordonne de quitter immédiatement toute assemblée où l’on tourne en dérision les signes divins (Sourate an-Nisa, verset 140 et Sourate al-An’am, verset 67). Ce retrait protestataire constitue une forme active d’interdiction du mal.
  • Le croyant doit de rejeter le péché dans son cœur, le dénoncer verbalement et agir concrètement pour l’empêcher. Encourager une bonne action permet de partager sa récompense, tandis que le silence favorise la propagation du vice.
  • L’indifférence face à la transgression banalise le péché et enhantit le coupable. Ce comportement affaiblit notre propre cœur, réjouit le démon et attire inévitablement le courroux divin sur l’ensemble de la communauté passive.
  • Les excuses infondées telles que la peur, la honte ou le respect factice d’une prétendue liberté individuelle ne sauraient dispenser le croyant de cette tâche. Cette mission requiert sagesse, bienveillance et discrétion.
  • Lorsque notre parole demeure inefficace, l’obligation ne disparaît pas pour autant. Il convient alors de solliciter l’aide d’autrui pour relayer le message, en persévérant autant de fois que nécessaire pour obtenir un changement de comportement salutaire.

Liste des Sourates et des Versets

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Sourate As-Sajda

1.Al-Fatiha 2.Al-Baqara 3.Âl ʻImrân 4.An-Nisâ’ 5.Al-Mâ’ida 6.Al-Anʻâm 7.Al-Aʻrâf 8.Al-Anfâl 9.At-Tawba 10.Yûnus 11.Hûd 12.Yûsuf 13.Ar-Ra‘d 14.Ibrâhîm 15.Al-Hijr 16.An-Nahl 17.Al-Isrâ’ 18.Al-Kahf 19.Maryam 20.Tâhâ 21.Al-Anbîyâ’ 22.Al-Hajj 23.Al-Mu’minûn 24.An-Nûr 25.Al-Furqân 26.Ash-Shuʻarâ’ 27.An-Naml 28.Al-Qasas 29.Al-‘Ankabût 30.Ar-Rûm 31.Luqmân 32.As-Sajda 33.Al-Ahzâb 34.Saba’ 35.Fâtir 36.Yâsîn 37.As-Sâffât 38.Sâd 39.Az-Zumar 40.Ghâfir 41.Fussilat 42.Ash-Shûrâ 43.Az-Zukhruf 44.Ad-Dukhân 45.Al-Jâthîya 46.Al-Ahqâf 47.Muhammad 48.Al-Fath 49.Al-Hujurât 50.Qâf 51.Adh-Dhârîyât 52.At-Tûr 53.An-Najm 54.Al-Qamar 55.Ar-Rahmân 56.Al-Wâqi‘a 57.Al-Hadîd 58.Al-Mujâdala 59.Al-Hashr 60.Al-Mumtahana 61.As-Saff 62.Al-Jumu‘a 63.Al-Munâfiqûn 64.At-Taghâbun 65.At-Talâq 66.At-Tahrîm 67.Al-Mulk 68.Al-Qalam 69.Al-Hâqqa 70.Al-Ma‘ârij 71.Nûh 72.Al-Jinn 73.Al-Muzzammil 74.Al-Muddaththir 75.Al-Qîyâma 76.Al-Insân 77.Al-Mursalât 78.An-Naba’ 79.An-Nâziʻât 80.‘Abasa 81.At-Takwîr 82.Al-Infitâr 83.Al-Mutaffifîn 84.Al-Inshiqâq 85.Al-Burûj 86.At-Târiq 87.Al-A‘lâ 88.Al-Ghâshîya 89.Al-Fajr 90.Al-Balad 91.Ash-Shams 92.Al-Layl 93.Ad-Duhâ 94.Ash-Sharh 95.At-Tîn 96.Al-‘Alaq 97.Al-Qadr 98.Al-Bayyina 99.Az-Zalzala 100.Al-‘Âdîyâts 101.Al-Qâri‘a 102.At-Takâthur 103.Al-‘Asr 104.Al-Humaza 105.Al-Fîl 106.Quraysh 107.Al-Mâ‘ûn 108.Al-Kawthar 109.Al-Kâfirûn 110.An-Nasr 111.Al-Masad 112.Al-Ikhlâs 113.Al-Falaq 114.An-Nâs

Le Chiisme - Seyed Ali Mousavi

✍️ Rédigé par :

Seyed Ali Mousavi

Spécialiste en sciences islamiques et chiites depuis 2004, je partage réflexions, savoirs et perspectives sur Le Chiisme.
Avec une plume inspirée et une vision éclairée, j'invite chaque âme à explorer l'islam et à cheminer vers un monde meilleur.

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