Traduction
Nous avons commandé à l’Homme [la bienfaisance envers] ses père et mère, Sa mère l’a porté [subissant pour lui], peine sur peine : son sevrage a lieu à deux ans. lui disant : « Sois reconnaissant envers Moi et envers tes père et mère ! Vers Moi sera le « Devenir ». »
Nous avons recommandé à l’homme, au sujet de ses parents : — sa mère l’a porté extrêmement faible et il a été sevré au bout de deux ans — Sois reconnaissant envers moi et envers tes parents. Le retour se fera vers moi.
Nous avons commandé à l’homme [la bienfaisance envers] ses père et mère ; sa mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine : son sevrage a lieu à deux ans. « Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents. Vers Moi est la destination.
Nous avons enjoint à l’homme [d’être bon à l’égard de] son père et sa mère ; sa mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine et il a été sevré au bout de deux ans. [Ô homme !] sois reconnaissant envers Moi et à l’égard de ton père et ta mère. Le retour est vers Moi.
Nous avons enjoint à l’humain [la bienfaisance] envers ses deux géniteurs. Sa mère l’a porté, faiblesse sur faiblesse. Son sevrage a lieu à deux ans. Remercie-moi ainsi que tes deux géniteurs. C’est vers moi la destination !
Récitation du verset
Le tafsir du verset 14 de la sourate Luqman explique l’obligation fondamentale pour l’être humain d’être reconnaissant et bienveillant envers ses parents. Ce passage met particulièrement en lumière les sacrifices de la mère durant la grossesse et l’allaitement, tout en associant directement cette gratitude filiale à celle due au Créateur.
Tafsir du verset 14 de la sourate Luqman
Le terme arabe « wahn » désigne spécifiquement la faiblesse physique, tandis que le mot « towhin » fait référence à l’affaiblissement moral de la personnalité humaine. Le Coran emploie cette notion pour illustrer l’état de fatigue constant de la mère.
La bienfaisance dépasse largement le simple don financier. Elle englobe toute forme d’affection et de service rendu, contrairement à l’infaq matériel. Le Coran associe cette bienfaisance envers les parents à l’unicité divine (Sourate Al-Isra, verset 23).
Ce verset ordonne d’abord d’honorer les parents avant d’évoquer la grossesse difficile. Cette mention vise à éveiller la conscience morale humaine pour ne jamais oublier les sacrifices maternels passés, le don de soi et les nuits sans sommeil endurées.
Dieu accorde une attention particulière à la mère car ses droits sont plus souvent négligés, ou parce que ses efforts dépassent ceux du père. Personne d’autre n’accepterait de supporter volontairement de telles souffrances physiques pour un autre individu.
Les relations familiales reposent sur des droits mutuels et réciproques. Le verset précédent exposait les précieux conseils d’un père aimant envers son enfant, tandis que ce passage exige la gratitude et la bienfaisance active du fils envers ses parents.
Message du verset
- Nous devons suivre la vérité absolue, qu’elle provienne des sages conseils d’un serviteur dévoué comme Luqman ou de la recommandation solennelle du Dieu Tout-Puissant Lui-même, comme le souligne le terme divin de ce verset.
- Chaque être humain, sans distinction de rang social, de richesse ou de condition de vie, reste éternellement redevable envers ses deux parents. L’usage du terme générique « l’homme » englobe l’ensemble de l’humanité dans cette obligation.
- Le respect dû aux parents constitue un droit humain universel et non pas une simple règle islamique. Cette obligation de bienfaisance s’applique de manière absolue, même dans le cas où les parents seraient non croyants ou polythéistes.
- La personne qui de par son investissement endurance le plus de difficultés mérite une reconnaissance accrue. Le texte mentionne d’abord les deux parents collectivement, avant de distinguer spécifiquement la mère pour souligner ses peines physiques.
- Les directives universelles s’appuient sur des arguments universels. Puisque tous les humains possèdent une mère, le Coran évoque la grossesse pour toucher la sensibilité de chacun, justifiant ainsi ce devoir de respect commun à toute l’humanité.
- Le caractère naturel de la maternité n’exclut pas le devoir de reconnaissance. Même si la grossesse est biologique, l’enfant a la responsabilité éthique de respecter profondément sa mère et d’exprimer sa gratitude pour les peines endurées.
- Il convient de se remémorer le passé et l’enfance pour raviver en nous le sens de la reconnaissance. Évoquer le portage maternel permet de réaliser l’immensité de la dette morale contractée envers notre propre mère.
- La période de la gestation et de l’allaitement fonde les droits exceptionnels de la mère. Ces étapes cruciales représentent également la phase initiale et déterminante de la formation physique et psychologique de la personnalité de l’enfant.
- Le sevrage peut s’effectuer progressivement au cours des deux premières années. La législation islamique n’impose pas d’attendre strictement la fin de cette période, bien qu’un allaitement complet de deux ans reste l’idéal pour l’enfant.
- Endurer des souffrances dans l’accomplissement d’un devoir engendre des droits moraux immenses. Les personnes qui assument de lourdes responsabilités malgré la fatigue physique, à l’image des mères, acquièrent une autorité et un respect prioritaires.
- La gratitude envers les parents occupe un rang spirituel extrêmement élevé. Dans l’ordre des priorités divines, le commandement d’honorer et de remercier ses géniteurs est directement associé au devoir de reconnaissance envers le Créateur Lui-même.
- Le retour final de chaque créature se fera uniquement vers Dieu. Cette perspective du jugement dernier doit nous inciter à craindre les conséquences spirituelles graves de l’ingratitude ou de la désobéissance envers nos propres parents.
- La croyance ferme en la résurrection et au jugement futur constitue le moteur principal des bonnes actions. Cette foi pousse le croyant à traiter ses parents avec bonté, sachant que chaque acte sera rétribué.
- Les droits exclusifs de Dieu surpassent toujours ceux des parents. Tout en pratiquant la bienfaisance filiale, le croyant ne doit jamais permettre que l’amour ou l’obéissance envers ses géniteurs le détourne de ses obligations religieuses.
- Le Coran ordonne la bienfaisance envers les parents dans plusieurs sourates, notamment Al-Baqarah, An-Nisa, Al-An’am et Al-Isra. Dans la sourate Luqman, cette injonction prend la forme solennelle d’un testament et d’une prescription divine majeure.
- L’écriture sainte associe fréquemment la gratitude envers Dieu à celle due aux parents. De plus, elle met l’accent sur les efforts immenses et les souffrances de la mère afin de souligner sa position privilégiée au sein de la famille.
- Le statut des parents est si élevé que même s’ils s’efforcent de pousser leur enfant vers l’associationnisme, le Coran interdit de leur obéir tout en exigeant fermement de maintenir un comportement respectueux et bienveillant à leur égard.
- Le respect filial constitue un droit humain permanent et universel, dépassant les simples obligations confessionnelles. Les récits prophétiques confirment que cette bienfaisance est obligatoire en toutes circonstances, que les parents soient vertueux, pécheurs, vivants ou décédés.
- Le Prophète Muhammad (s) honorait sa sœur de lait plus que son frère de lait. Interrogé sur cette attitude, il expliqua que cette femme faisait preuve d’un respect et d’une dévotion bien plus grands envers ses parents (Al-Kafi, vol. 2, p. 161).
- Les prophètes Yahya et Issa avaient pour mission divine de respecter leurs mères respectives (Sourate Maryam, versets 14 et 32). Le Prophète Muhammad (s) déclara qu’après la prière à l’heure, aucun acte n’égalait la bienfaisance envers ses parents (Mizan al-Hikmah).
- À Karbala, un jeune homme voulut combattre après la mort de son père. L’Imam Hussain (a) lui demanda de rester auprès de sa mère éprouvée, mais le jeune soldat répondit que sa propre mère l’avait envoyé (A’yan al-Shi’ah, vol. 1, p. 607).
- En Islam, le concept de parent s’étend au-delà de la biologie. Il englobe le guide spirituel, l’enseignant, l’éducateur et le beau-père, qui méritent tous un profond respect et une considération similaire dans la structure sociale.
- Sur son lit de mort, le Prophète Muhammad (s) chargea l’Imam Ali (a) de proclamer la malédiction divine sur quiconque désobéit à ses parents. Il expliqua ensuite que le Prophète Muhammad (s) et l’Imam Ali (a) sont les véritables pères spirituels de cette communauté musulmane.
- Dieu n’a nullement besoin de nos prières ou de notre gratitude, car Il est le Tout-Suffisant (Sourate An-Naml, verset 40 ; Sourate Luqman, verset 12 ; Sourate Az-Zumar, verset 7). Notre reconnaissance sert uniquement à notre élévation spirituelle.
- Le Coran loue la gratitude constante des prophètes face aux épreuves. Le Messager Noé, malgré l’opposition de sa femme, de son fils et de son peuple, est qualifié de serviteur extrêmement reconnaissant (Sourate Al-Isra, verset 3).
- La capacité de remercier Dieu est une bénédiction à solliciter, comme le fit le prophète Salomon (Sourate An-Naml, verset 19). Nous oublions souvent les bienfaits invisibles, la santé, la protection contre les calamités et la foi.
- La foi et l’aversion pour le péché sont des dons divins majeurs (Sourate Al-Hujurat, verset 7). Les enseignements des Imams (a) à travers les supplications visent précisément à éveiller cette conscience des bienfaits divins pour cultiver une gratitude permanente.
- La gratitude s’exprime par la parole et les actes. Selon la tradition, se souvenir d’un bienfait divin impose de se prosterner immédiatement au sol, ou à défaut, de poser son visage sur sa main en signe de profonde gratitude (Al-Kafi).
- La prière rituelle constitue l’expression ultime de la gratitude (Sourate Al-Kawthar, versets 1-2). De même, le jeûne est une pratique traditionnelle des prophètes pour remercier Dieu de Ses innombrables faveurs (Wasa’il al-Shia, vol. 10, p. 446).
- Servir autrui exprime la gratitude. Écrire bénévolement pour un analphabète est une façon de remercier Dieu pour le don du savoir (Sourate Al-Baqarah, verset 282). Le contentement personnel fait également partie des plus grandes marques de reconnaissance (Mustadrak al-Wasa’il, vol. 11, h. 12676).
- Prendre soin des orphelins et aider les démunis honore les bienfaits reçus (Sourate Ad-Duha, versets 9-10). De plus, remercier les gens est indispensable, car quiconque ne remercie pas les créatures ne saurait être reconnaissant envers le Créateur (Uyun Akhbar al-Rida, vol. 2, p. 24).
- Le Coran rappelle que des événements déplaisants peuvent receler un grand bien pour nous (Sourate Al-Baqarah, verset 216). Comprendre que les épreuves purifient les péchés, brisent l’orgueil et rapprochent de Dieu permet d’éprouver de la gratitude envers elles.
- Les difficultés nous rappellent la valeur des bénédictions passées, stimulent notre créativité face à l’adversité et nous incitent à la solidarité. Elles permettent aussi de mesurer notre patience et d’identifier nos véritables amis dans les moments critiques.
- Lors de la bataille d’Uhud, l’Imam Ali (a) affirma que la participation au combat méritait gratitude (Nahj al-Balaghah, sermon 156). De même, à Karbala, Sayyida Zaynab (a) déclara n’avoir vu que de la beauté à travers ces tragiques épreuves physiques (Bihar al-Anwar, vol. 45, p. 116).
- Reconnaître notre incapacité à remercier dignement le Créateur constitue la plus haute forme de gratitude. Le poète Saadi exprime cette vérité en avant l’homme doit présenter ses excuses devant la grandeur des bienfaits divins qu’il ne peut dénombrer.
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Liste des Sourates et des Versets
- ✦1. Al-Fatiha
- ✦2. Al-Baqara
- ✦3. Âl ʻImrân
- ✦4. An-Nisâ’
- ✦5. Al-Mâ’ida
- ✦6. Al-Anʻâm
- ✦7. Al-Aʻrâf
- ✦8. Al-Anfâl
- ✦9. At-Tawba
- ✦10. Yûnus
- ✦11. Hûd
- ✦12. Yûsuf
- ✦13. Ar-Ra‘d
- ✦14. Ibrâhîm
- ✦15. Al-Hijr
- ✦16. An-Nahl
- ✦17. Al-Isrâ’
- ✦18. Al-Kahf
- ✦19. Maryam
- ✦20. Tâhâ
- ✦21. Al-Anbîyâ’
- ✦22. Al-Hajj
- ✦23. Al-Mu’minûn
- ✦24. An-Nûr
- ✦25. Al-Furqân
- ✦26. Ash-Shuʻarâ’
- ✦27. An-Naml
- ✦28. Al-Qasas
- ✦29. Al-‘Ankabût
- ✦30. Ar-Rûm
- ✦31. Luqmân
- ✦32. As-Sajda
- ✦33. Al-Ahzâb
- ✦34. Saba’
- ✦35. Fâtir
- ✦36. Yâsîn
- ✦37. As-Sâffât
- ✦38. Sâd
- ✦39. Az-Zumar
- ✦40. Ghâfir
- ✦41. Fussilat
- ✦42. Ash-Shûrâ
- ✦43. Az-Zukhruf
- ✦44. Ad-Dukhân
- ✦45. Al-Jâthîya
- ✦46. Al-Ahqâf
- ✦47. Muhammad
- ✦48. Al-Fath
- ✦49. Al-Hujurât
- ✦50. Qâf
- ✦51. Adh-Dhârîyât
- ✦52. At-Tûr
- ✦53. An-Najm
- ✦54. Al-Qamar
- ✦55. Ar-Rahmân
- ✦56. Al-Wâqi‘a
- ✦57. Al-Hadîd
- ✦58. Al-Mujâdala
- ✦59. Al-Hashr
- ✦60. Al-Mumtahana
- ✦61. As-Saff
- ✦62. Al-Jumu‘a
- ✦63. Al-Munâfiqûn
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- ✦67. Al-Mulk
- ✦68. Al-Qalam
- ✦69. Al-Hâqqa
- ✦70. Al-Ma‘ârij
- ✦71. Nûh
- ✦72. Al-Jinn
- ✦73. Al-Muzzammil
- ✦74. Al-Muddaththir
- ✦75. Al-Qîyâma
- ✦76. Al-Insân
- ✦77. Al-Mursalât
- ✦78. An-Naba’
- ✦79. An-Nâziʻât
- ✦80. ‘Abasa
- ✦81. At-Takwîr
- ✦82. Al-Infitâr
- ✦83. Al-Mutaffifîn
- ✦84. Al-Inshiqâq
- ✦85. Al-Burûj
- ✦86. At-Târiq
- ✦87. Al-A‘lâ
- ✦88. Al-Ghâshîya
- ✦89. Al-Fajr
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- ✦96. Al-‘Alaq
- ✦97. Al-Qadr
- ✦98. Al-Bayyina
- ✦99. Az-Zalzala
- ✦100. Al-‘Âdîyâts
- ✦101. Al-Qâri‘a
- ✦102. At-Takâthur
- ✦103. Al-‘Asr
- ✦104. Al-Humaza
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- ✦107. Al-Mâ‘ûn
- ✦108. Al-Kawthar
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- ✦110. An-Nasr
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- ✦112. Al-Ikhlâs
- ✦113. Al-Falaq
- ✦114. An-Nâs
