Sourate 52 At-Tûr Verset 20 | Tafsir et traduction

coran-s52-v20

مُتَّكِئِينَ عَلىٰ سُرُرٍ مَصْفُوفَةٍ وَ زَوَّجْنٰاهُمْ بِحُورٍ عِينٍ

Muttaki’īna `Alá Sururin Maşfūfatin Wa Zawwajnāhum Biĥūrin `Īnin

Traduction

accoudés sur des lits alignés ! » Nous leur aurons donné comme épouses, des Houris aux grands yeux.

accoudés sur des lits de repos bien alignés ». Nous leur donnerons pour épouses des Houris aux grands yeux.

accoudés sur des lits bien rangés », et Nous leur ferons épouser des houris aux grands yeux noirs,

[Ils seront] accoudés sur des lits alignés [ou, les uns en face des autres]. Nous leur donnerons leurs épouses les houris aux beaux yeux.

Ils seront accoudés sur des divans rangés. Nous leur donnerons comme épouses des houris aux grands yeux.

Récitation du verset

Le tafsir du verset 20 de la sourate At-Tur dépeint le confort exceptionnel des croyants installés sur des trônes rangés au Paradis. Le texte évoque également leur union avec des épouses d’une pureté parfaite, récompensant ainsi la chasteté et la discipline spirituelle dont ils ont fait preuve.

Sayed Ali Mousavi

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Seyed Ali Mousavi

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Tafsir du verset 20 de la sourate At-Tur

Le terme divin « Hani’an » qualifie une subsistance pure, totalement exempte de souffrance ou de désagrément physique. Contrairement aux délices terrestres toujours précédés ou suivis de peines, les bienfaits célestes accordent aux croyants une satisfaction entière et sans amertume.

L’expression « Hur ’In » désigne des épouses célestes dotées de grands yeux noirs magnifiques. Ce terme associe « Hur », pluriel de Hawra pour les yeux sombres, et « ’In », pluriel d’Ayna caractérisant la beauté du regard, réservé aux pieux résidents du Paradis.

L’intimité partagée avec les êtres purs et les échanges fraternels constituent un plaisir paradisiaque majeur. Le Coran mentionne fréquemment ces assemblées de joie et de sérénité, où les croyants se côtoient fraternellement, confortablement installés sur des trônes surélevés et disposés en rangées.

Le châtiment des damnés équivaut strictement à leurs mauvaises actions terrestres. En revanche, la récompense des gens du Paradis dépasse largement leurs œuvres. Leurs efforts ici-bas ne servent finalement que de noble prétexte pour obtenir l’immense grâce et la générosité infinie de leur Seigneur.

Message du verset

  • La piété sincère constitue l’unique clé ouvrant l’accès aux jardins éternels du Paradis. Les croyants préservés du péché y trouvent une demeure paisible, remplie de délices matériels et spirituels, conformément aux promesses de la justice divine céleste.
  • Comparer la demeure finale des vertueux et des injustes s’avère une méthode efficace pour discerner la vérité du mensonge. Cette confrontation logique montre clairement la différence entre les supplices du feu et la sérénité éternelle des jardins de délices.
  • Dieu réserve aux habitants du Paradis une immense variété de jardins et de faveurs exceptionnelles. Ces bénédictions multiples répondent à tous leurs désirs physiques et spirituels, leur garantissant une existence sereine, totalement éloignée des privations de la vie terrestre.
  • Si les biens de ce monde sont souvent inaccessibles ou gâchés par les épreuves, les délices célestes unissent parfaitement la possession et la jouissance. Au Paradis, chaque croyant profite pleinement de toutes les faveurs divines sans le moindre obstacle.
  • Les bienfaits divins procurent un plaisir parfait lorsqu’ils proviennent directement de l’amour et de la grâce du Seigneur. Cette immense générosité écarte définitivement toute crainte, protégeant ainsi les croyants de l’amertume et des angoisses liées aux tourments de l’enfer.
  • L’individu qui s’efforce de préserver son âme du péché durant son séjour terrestre sera divinement protégé du feu de la géhenne. Cette préservation dans l’au-delà répond logiquement aux efforts constants déployés ici-bas pour respecter les limites sacrées.
  • Les croyants vertueux ne doivent jamais s’enorgueillir de leurs bonnes actions ou de leur piété personnelle. Le salut final et l’accès aux délices éternels dépendent uniquement de la protection miséricordieuse et de la générosité infinie du Créateur suprême.
  • La liberté totale et les honneurs divins magnifient la saveur des nourritures célestes offertes aux croyants. Les hôtes du Paradis consomment ces délices sans aucune restriction physique, accueillis avec un respect immense exprimé par la parole bienveillante du Seigneur.
  • La véritable jouissance des plaisirs célestes nécessite un sentiment de sécurité absolue. C’est pourquoi la protection divine contre le châtiment de la géhenne précède l’invitation à manger et boire en paix, garantissant ainsi une sérénité totale à chaque croyant.
  • Les nourritures terrestres imposent de nombreux efforts de préparation, de conservation et de digestion pénibles. À l’inverse, les délices de l’au-delà sont immédiatement disponibles, purs et parfaitement digestes, ne provoquant aucune fatigue ni aucune souffrance chez le croyant.
  • La joie profonde et le contentement spirituel sont indispensables pour parfaire la jouissance des délices matériels. Au Paradis, l’état d’esprit joyeux des croyants, confortablement installés sur des trônes, couronne magnifiquement l’expérience de ces faveurs divines extraordinaires.
  • Ceux qui ont courageusement préservé leur regard des choses illicites durant leur existence terrestre recevront en récompense des épouses célestes d’une beauté éblouissante. Ces unions pures couronnent la chasteté et la discipline spirituelle maintenues face aux tentations mondaines.

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