Sommaire
Traduction
Ce qu’Allah a octroyé comme prise, à Son Apôtre, sur la population des Cités, appartient à Allah, à l’Apôtre, au Proche [de celui-ci], aux Orphelins, aux Pauvres, au Voyageur, afin que cela ne soit point quelque chose de dévolu aux Riches, parmi vous. Ce que l’Apôtre vous a donné, prenez-le ! Ce qu’il vous a interdit, interdisez-le-vous ! Soyez pieux envers Allah ! Allah est redoutable en [Son] châtiment.
Ce que Dieu a octroyé à son Prophète comme butin pris sur les habitants des cités appartient à Dieu et à son Prophète, à ses proches, aux orphelins, aux pauvres, au voyageur, afin que ce ne soit pas attribué à ceux d’entre vous qui sont riches. Prenez ce que le Prophète vous donne, et abstenez-vous de ce qu’il vous interdit. Craignez Dieu ! Dieu est terrible dans son châtiment !
Le butin provenant [des biens] des habitants des cités, qu’Allah a accordé sans combat à Son Messager, appartient à Allah, au Messager, aux proches parents, aux orphelins, aux pauvres et au voyageur en détresse, afin que cela ne circule pas parmi les seuls riches d’entre vous. Prenez ce que le Messager vous donne ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en ; et craignez Allah car Allah est dur en punition.
Ce que Dieu a attribué à son envoyé provenant des gens des cités appartient à Dieu, à l’envoyé, aux proches, aux orphelins, aux indigents et au voyageur, afin que cela ne soit pas en alternance entre les riches parmi vous. Prenez ce que l’envoyé vous a donné. Ce qu’il vous a interdit, interdisez-vous[-en] ; et craignez Dieu. Dieu est fort en punition !
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Le tafsir du verset 7 de la sourate Al-Hashr explique les règles de distribution des ressources du fay. Ce verset parle de la justice sociale, de l’autorité financière suprême du Prophète Muhammad (s) et de la nécessité absolue d’empêcher la concentration des richesses au sein d’une minorité riche.
Tafsir du verset 7 de la sourate Al-Hashr
Le terme arabe dawlah désigne la circulation et le transfert de richesses entre personnes. Le Coran insiste à quatre reprises sur le soutien financier des proches du Prophète Muhammad (s) à travers le khums ou le fay (Sourate Al-Anfal, verset 41).
Ce soutien économique obligatoire est mentionné à travers d’autres versets précis (Sourate Al-Hashr, verset 7) (Sourate Al-Isra, verset 26) et (Sourate Ar-Rum, verset 38). Il garantit la stabilité et l’équilibre matériel des membres de la sainte famille.
Le quatrième verset de cette sourate menaçait d’un châtiment sévère les opposants au Messager. Cette même formule de punition rigoureuse s’applique ici à ceux qui contestent la légitimité du partage des biens du fay par le Prophète Muhammad (s).
Ce verset énonce d’abord le décret sur la répartition des richesses, puis en explique la raison d’équité sociale. Il se termine par l’obligation d’obéir aux décisions gouvernementales du Messager, affirmant ainsi son autorité temporelle absolue.
Dieu accorde aux proches du Prophète Muhammad (s) un statut spirituel éminent à travers l’amour qui leur est dû (Sourate Ash-Shura, verset 23). Il leur associe également une garantie financière concrète par le biais de ce partage du fay.
Bien que la loi mentionne six catégories de bénéficiaires pour le fay, la répartition n’exige pas une égalité mathématique stricte entre elles (Tafsir Ahsan al-Hadith). Les parts s’ajustent selon les besoins réels de la communauté musulmane.
Le fay n’appartient pas personnellement à l’homme mais à sa fonction de dirigeant. Après sa mort, il revient de droit à ses successeurs légitimes, les Imams (a), puis durant leur occultation, aux juristes justes et intègres de l’islam.
Quand le butin de guerre est acquis par les combats, seul un fifth est distribué aux six groupes requis. En revanche, lorsque les biens sont obtenus sans effort militaire, l’intégralité de ces ressources revient directement à ces mêmes bénéficiaires.
Message du verset
- Les lois coraniques possèdent une portée universelle et dépassent les circonstances historiques de leur révélation. Le statut du fay s’applique à tous les biens abandonnés par l’ennemi, sans se limiter à la tribu des Banu Nadir.
- Les biens abandonnés par les mécréants en fuite sont placés sous la responsabilité directe du guide religieux. Cette attribution exclusive garantit une gestion centralisée et conforme à la justice au sein de la communauté croyante.
- L’organisation politique de l’État islamique requiert des assises financières solides. Le fay, constitué de richesses acquises sans confrontation militaire directe suite au repli adverse, représente une ressource stratégique cruciale pour répondre à ces nécessités structurelles.
- La formulation coranique enseigne une éthique de préséance verbale rigoureuse. L’ordre d’énonciation cite d’abord le nom de Dieu, puis celui de Son Messager, avant d’évoquer les autres bénéficiaires, établissant ainsi une hiérarchie spirituelle et respectueuse.
- La part attribuée à Dieu est gérée sous l’autorité absolue du Messager. Ses revenus sont dépensés dans des voies conformes à l’agrément divin, assurant ainsi le financement des œuvres d’intérêt général et le bien de l’islam.
- L’éradication de la pauvreté figure parmi les priorités absolues de la législation islamique. L’intégration systématique des pauvres et des démunis dans la distribution des ressources collectives du fay démontre cette volonté de justice sociale.
- Si la concentration de la richesse entre les mains des seuls riches musulmans est prohibée, sa monopolisation par les mécréants s’avère encore plus inacceptable. L’islam combat toute forme d’hégémonie économique oppressive nuisant à l’intérêt public.
- Les planificateurs économiques du modèle islamique doivent veiller à une distribution équitable des richesses. Il convient d’empêcher leur accumulation exclusive chez une minorité privilégiée afin de préserver l’équilibre social de la communauté.
- L’obéissance inconditionnelle envers les décrets du Messager découle directement de son infaillibilité absolue. Sans cette préservation divine contre l’erreur, l’obligation d’appliquer aveuglément et sans réserve chacun de ses ordres ne serait pas requise.
- La Sunna du Prophète Muhammad (s) constitue une source de loi obligatoire et contraignante pour chaque croyant. Ses préceptes et ses décisions législatives doivent être appliqués avec rigueur et constance au sein de la société musulmane.
- Toutes les prescriptions de la religion ne figurent pas explicitement dans le texte coranique. Chaque commandement ou interdiction prononcé par le Messager possède une autorité absolue et exige une conformité immédiate des croyants.
- Le croyant se doit d’exécuter les directives prophétiques avec une grande promptitude. La lettre de liaison employée dans le texte coranique indique clairement l’importance d’une obéissance immédiate et d’un renoncement instantané aux interdits.
- La gestion et la répartition des ressources financières représentent une mise à l’épreuve délicate pour l’éthique humaine. Seule la crainte révérencielle de Dieu permet d’éviter l’injustice lors de ces partages matériels.
- La soumission sans réserve aux ordres du Prophète Muhammad (s) exprime de manière évidente la piété sincère d’un individu. L’obéissance totale au Messager s’associe ainsi directement à l’acquisition et au renforcement de la conscience spirituelle.
- Le manque de droiture et de vigilance morale expose l’homme à une sévère rétribution divine. Ce verset rappelle l’existence d’une sanction rigoureuse pour quiconque transgresse sciemment les limites fixées par la loi divine.
- Le souvenir constant de la rigueur du châtiment divin agit comme un puissant stimulant pour la vertu personnelle. Cette conscience lucide protège le croyant contre les tentations terrestres et guide son comportement moral quotidien.
Liste des Sourates et des Versets
✦ 1.Al-Fatiha ✦ 2.Al-Baqara ✦ 3.Âl ʻImrân ✦ 4.An-Nisâ’ ✦ 5.Al-Mâ’ida ✦ 6.Al-Anʻâm ✦ 7.Al-Aʻrâf ✦ 8.Al-Anfâl ✦ 9.At-Tawba ✦ 10.Yûnus ✦ 11.Hûd ✦ 12.Yûsuf ✦ 13.Ar-Ra‘d ✦ 14.Ibrâhîm ✦ 15.Al-Hijr ✦ 16.An-Nahl ✦ 17.Al-Isrâ’ ✦ 18.Al-Kahf ✦ 19.Maryam ✦ 20.Tâhâ ✦ 21.Al-Anbîyâ’ ✦ 22.Al-Hajj ✦ 23.Al-Mu’minûn ✦ 24.An-Nûr ✦ 25.Al-Furqân ✦ 26.Ash-Shuʻarâ’ ✦ 27.An-Naml ✦ 28.Al-Qasas ✦ 29.Al-‘Ankabût ✦ 30.Ar-Rûm ✦ 31.Luqmân ✦ 32.As-Sajda ✦ 33.Al-Ahzâb ✦ 34.Saba’ ✦ 35.Fâtir ✦ 36.Yâsîn ✦ 37.As-Sâffât ✦ 38.Sâd ✦ 39.Az-Zumar ✦ 40.Ghâfir ✦ 41.Fussilat ✦ 42.Ash-Shûrâ ✦ 43.Az-Zukhruf ✦ 44.Ad-Dukhân ✦ 45.Al-Jâthîya ✦ 46.Al-Ahqâf ✦ 47.Muhammad ✦ 48.Al-Fath ✦ 49.Al-Hujurât ✦ 50.Qâf ✦ 51.Adh-Dhârîyât ✦ 52.At-Tûr ✦ 53.An-Najm ✦ 54.Al-Qamar ✦ 55.Ar-Rahmân ✦ 56.Al-Wâqi‘a ✦ 57.Al-Hadîd ✦ 58.Al-Mujâdala ✦ 59.Al-Hashr ✦ 60.Al-Mumtahana ✦ 61.As-Saff ✦ 62.Al-Jumu‘a ✦ 63.Al-Munâfiqûn ✦ 64.At-Taghâbun ✦ 65.At-Talâq ✦ 66.At-Tahrîm ✦ 67.Al-Mulk ✦ 68.Al-Qalam ✦ 69.Al-Hâqqa ✦ 70.Al-Ma‘ârij ✦ 71.Nûh ✦ 72.Al-Jinn ✦ 73.Al-Muzzammil ✦ 74.Al-Muddaththir ✦ 75.Al-Qîyâma ✦ 76.Al-Insân ✦ 77.Al-Mursalât ✦ 78.An-Naba’ ✦ 79.An-Nâziʻât ✦ 80.‘Abasa ✦ 81.At-Takwîr ✦ 82.Al-Infitâr ✦ 83.Al-Mutaffifîn ✦ 84.Al-Inshiqâq ✦ 85.Al-Burûj ✦ 86.At-Târiq ✦ 87.Al-A‘lâ ✦ 88.Al-Ghâshîya ✦ 89.Al-Fajr ✦ 90.Al-Balad ✦ 91.Ash-Shams ✦ 92.Al-Layl ✦ 93.Ad-Duhâ ✦ 94.Ash-Sharh ✦ 95.At-Tîn ✦ 96.Al-‘Alaq ✦ 97.Al-Qadr ✦ 98.Al-Bayyina ✦ 99.Az-Zalzala ✦ 100.Al-‘Âdîyâts ✦ 101.Al-Qâri‘a ✦ 102.At-Takâthur ✦ 103.Al-‘Asr ✦ 104.Al-Humaza ✦ 105.Al-Fîl ✦ 106.Quraysh ✦ 107.Al-Mâ‘ûn ✦ 108.Al-Kawthar ✦ 109.Al-Kâfirûn ✦ 110.An-Nasr ✦ 111.Al-Masad ✦ 112.Al-Ikhlâs ✦ 113.Al-Falaq ✦ 114.An-Nâs ✦

✍️ Rédigé par :
Seyed Ali Mousavi ✦
Fort de plus de 16 ans d’études en sciences religieuses et de plus de 10 ans d’échanges avec la communauté francophone, je partage sur Lechiisme.com des connaissances, des réflexions et des repères pour mieux comprendre l’islam et le chiisme.
À travers une approche claire, accessible et bienveillante, j’invite chacun à approfondir sa réflexion et à avancer avec discernement sur son chemin spirituel.