Sourate 92 Al-Layl Verset 11 | Tafsir du Coran et traduction

coran-s92-v11

وَ مٰا يُغْنِي عَنْهُ مٰالُهُ إِذٰا تَرَدّٰى

Wa Mā Yughnī `Anhu Māluhu~ ‘Idhā Taraddá

Traduction

et à rien ne lui servira sa fortune, quand il ira à l’abîme.

Ses richesses ne lui serviront à rien lorsqu’il tombera dans l’abîme.

et à rien ne lui serviront ses richesses quand il sera jeté (au Feu).

et à rien ne lui serviront ses richesses quand il sera jeté [au Feu (résultat de ses actes)].

Sa fortune ne lui servira à rien quand il s’abîmera.

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Le tafsir du verset 11 de la sourate Al-Layl propose une analyse de l’inutilité des richesses lors de la déchéance spirituelle. Ce commentaire traditionnel expose l’illusion de l’accumulation matérielle, qui ne peut aucunement sauver l’individu égoïste au moment de sa chute finale.

Sayed Ali Mousavi

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Seyed Ali Mousavi

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Tafsir du verset 11 de la sourate Al-Layl

Le don associé à la piété implique une intention pure, dénuée de tout reproche ou rappel. Ce geste exige un gain licite consacré au sentier divin, des vertus morales regroupées sous le concept de dévotion.

La facilitation divine vers le bien ou vers l’épreuve découle directement des efforts humains. L’orientation spirituelle de chaque individu répond à la diversité de ses actions quotidiennes et de ses choix personnels.

Un riche propriétaire retirait cruellement les fruits de la bouche d’enfants pauvres. Le Prophète Muhammad (s) proposa d’échanger cet arbre contre un autre au paradis, mais l’homme refusa, préférant ce monde matériel.

Un compagnon acheta cet arbre à un prix élevé pour l’offrir au Messager. Le Prophète Muhammad (s) le donna à la famille démunie, provoquant la révélation de ces versets coraniques (Tafsir-e Nemouneh).

Faire un premier pas vers la générosité par foi en l’au-delà permet d’obtenir la grâce divine. Dieu adapte les dispositions intérieures du croyant, l’habituant progressivement à accomplir de bonnes œuvres.

Cette démarche sincère développe ses capacités, favorise son intégration sociale et lui ouvre de nouvelles opportunités de bienfaisance. Ces facilités illustrent parfaitement la promesse divine de simplifier sa voie spirituelle.

Le Coran mentionne la préparation de la personne et non la simplification de la tâche. Il existe une différence nette entre un individu spirituellement apaisé et une action facilitée en elle-même.

Grâce à la confiance en Dieu et aux invocations sincères, l’homme acquiert une sérénité intérieure. Cette paix du cœur lui permet d’accomplir chaque œuvre de piété avec une grande aisance.

Lors de la tragédie de Karbala, Sayyida Zainab demanda l’acceptation du sacrifice de l’imam Hussein (a). Cette force spirituelle prouve que la piété immunise l’humain face aux épreuves, rendant supportables les pires difficultés.

Les termes féminins employés désignent les voies faciles ou difficiles de l’existence. L’acte de donner prime sur la quantité, qu’il s’agisse de biens matériels, d’honneur ou de soutien moral quotidien.

Le terme traduit désigne la plus belle récompense. L’imam al-Baqir (a) explique que quiconque désigne accomplir un bien voit ses démarches facilitées par Dieu, lui permettant de concrétiser ses nobles intentions (Al-Kafi, vol. 4, p. 46).

Inversement, pour celui qui choisit l’avarice et rejette la vérité, l’imam al-Baqir (a) indique que Dieu facilite son cheminement vers le mal, le laissant commettre ses péchés (Al-Kafi, vol. 4, p. 47).

Message du verset

  • Une méthode d’enseignement efficace requiert d’exposer d’abord les principes généraux, puis de détailler des exemples concrets pour illustrer l’impact des efforts humains selon la diversité de leurs choix de vie.
  • Le don purement matériel ne suffit pas à l’élévation spirituelle. Seule la charité imprégnée de dévotion produit des résultats bénéfiques et durables pour l’évolution de l’âme du croyant.
  • L’acte d’enfeindre ou de rappeler ses faveurs annule la valeur de l’aumône. Le donateur doit impérativement préserver la dignité du receveur en évitant toute forme d’ostentation ou d’orgueil.
  • La valeur réelle d’une contribution ne réside pas dans sa quantité physique. C’est l’intention sincère, la pureté spirituelle et l’état d’esprit du donateur qui valident l’acceptation de son œuvre.
  • La piété demeure la condition essentielle pour l’acceptation des dons. Offrir des biens illicites ou agir avec hypocrisie prive le croyant de toute récompense divine (Sourate Al-Ma’idah, v. 27).
  • La demeure dernière possède une valeur infiniment supérieure aux biens éphémères de ce bas monde. Aspirer à la récompense céleste incite l’être humain à agir avec désintéressement et générosité.
  • L’engagement sincère dans la charité découle directement de la certitude de la résurrection. Le Coran qualifie les promesses divines concernant l’au-delà de plus belles récompenses (Sourate An-Nisa, v. 95).
  • Croire fermement au jour du jugement dernier valide la portée spirituelle des actions terrestres. Cette certitude donne un sens profond aux sacrifices financiers consentis pour soutenir les plus démunis.
  • L’avarice et l’illusion d’autosuffisance matérielle révèlent une absence de crainte révérencielle. Accumuler les richesses sans partage témoigne d’une rupture flagrante avec les principes de la morale islamique.
  • La fluidité ou le blocage de nos affaires dépendent de notre générosité envers autrui. Soulager les difficultés d’autrui attire la facilité, tandis que le repli égoïste engendre l’adversité et l’épreuve.
  • Chaque action produit un écho similaire dans le parcours de l’individu. Le bien engendre naturellement des opportunités positives, tandis que le mal resserre l’étau autour de celui qui le commet.
  • La justice divine répond proportionnellement aux actes humains. Secourir les nécessiteux apporte la providence céleste, alors que délaisser les pauvres dans la détresse expose le coupable à de grandes difficultés.
  • Les personnes avares doivent comprendre que l’accumulation de richesses ne garantit aucune protection ultime. Les biens terrestres deviennent totalement inutiles face au châtiment divin et à la perte de l’âme.
  • L’avarice provoque une déchéance globale de l’être humain, entraînant sa perte d’intégrité morale. Cette attitude égoïste détruit son statut social avant de le précipiter vers un châtiment spirituel inévitable.
  • La crainte obsessionnelle du dénuement futur pousse souvent l’homme à l’égoïsme financier. Cette anxiété illusoire provient des suggestions diaboliques visant à détourner les croyants de la pratique de l’aumône.
  • L’avarice prend régulièrement racine dans l’illusion de l’autosuffisance matérielle et l’amour exclusif des biens terrestres. Cette arrogance amène le possesseur à ignorer délibérément les récompenses éternelles de l’au-delà.

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Le Chiisme - Seyed Ali Mousavi

✍️ Rédigé par :

Seyed Ali Mousavi ✦

Fort de plus de 16 ans d’études en sciences religieuses et de plus de 10 ans d’échanges avec la communauté francophone, je partage sur Lechiisme.com des connaissances, des réflexions et des repères pour mieux comprendre l’islam et le chiisme.
À travers une approche claire, accessible et bienveillante, j’invite chacun à approfondir sa réflexion et à avancer avec discernement sur son chemin spirituel.

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